Se faire aimer (et respecter) quand on est chef de projet

Se faire aimer (et respecter) quand on est chef de projet

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Ah le rôle ingrat de chef de projet ! Tour à tour perçu comme un emmerdeur par le client quand sa demande n’est pas satisfaite, un bourreau par les équipes quand il leur demande du travail supplémentaire, ou un incompétent par son chef quand le projet n’est pas assez rentable… et pourtant il veut bien faire et rendre tout le monde content ! Si votre rôle de chef de projet vous donne du fil à retordre, voici quelques conseils pour soigner votre petit cœur meurtri, arrêter de vous faire taper dessus par tout le monde et vous faire (enfin) apprécier à votre juste valeur. 

Misez sur la transparence 

La première chose à faire quand vous ressentez du désaveu de la part de vos interlocuteurs, c’est de com-mu-ni-quer ! Sensibilisez-les à la réalité de votre mission. Le chef de projet a la lourde responsabilité de piloter un projet de A à Z, dans le respect des objectifs du client. Il coordonne le travail de son équipe dans ce sens, en suivant les contraintes qui lui sont fixées : périmètre, coût, délai, qualité, etc.

Et ce n’est pas une mince affaire car la responsabilité de la réussite du projet lui incombe. Les besoins exprimés par les différentes parties prenantes l’obligent à résoudre une équation à trois inconnues : répondre aux objectifs du client, respecter les contraintes de l’équipe, et assurer la rentabilité du projet. Pour trouver des solutions qui satisfont tout le monde, il doit accomplir une vraie mission d’équilibriste !

C’est pourquoi quand vos interlocuteurs râlent contre vous, jouez plutôt la carte de l’éducation !

Parlez le même langage que vos interlocuteurs

Le chef de projet a la dure mission de jongler entre différents interlocuteurs et différents métiers. Au sein d’une même journée, il peut être amené à parler JavaScript avec les développeurs, campagne d’acquisition avec un client, marge brute avec ses supérieurs, ou encore logo vectoriel avec le graphiste… autant de profils très spécifiques !

S’il ne lui est pas demandé d’être un expert dans l’un ou l’autre de ces domaines, il doit néanmoins posséder des connaissances multi-spécialistes suffisamment précises des enjeux et de la réalité de ses interlocuteurs. Déjà pour parler le même langage, mais aussi pour asseoir sa propre crédibilité et pouvoir défendre le travail de ses équipes.

Sensibilisez vos interlocuteurs à la réalité de votre fonction, mais n’oubliez pas vous intéresser également à eux ! Soyez curieux !

Développez votre intelligence relationnelle

Après les hards skills, les soft skills ! N’oublions pas que la chefferie de projet est avant tout un métier de contact humain ! Le chef de projet doit être un bon communiquant et être à l’aise dans les relations interpersonnelles.

Il doit à la fois savoir convaincre le cerveau gauche de ses interlocuteurs – ce petit bonhomme très rationnel –mais aussi persuader et séduire leur cerveau droit. Pour cela il doit aussi inspirer de la sympathie. Cela ne se commande pas en appuyant sur un bouton mais s’obtient en gagnant la confiance des personnes. Ce qui nécessite humilité, respect, bienveillance, ouverture d’esprit, et intérêt sincère pour l’autre. Autant de qualités qui mèneront le chef de projet à favoriser la collaboration au sein de l’équipe et l’adhésion à son projet, désamorcer les conflits et les difficultés, maintenir un bon climat, et in fine mener ses projets à la réussite. 

Imposez une méthode structurée

N’acceptez pas de travailler n’importe comment. Un chef de projet doit avoir une méthodologie de travail éprouvée et l’imposer à ses interlocuteurs. Savoir dire « non », c’est aussi donner plus de valeur à votre « oui ». Refuser une demande irréaliste ou une situation ingérable, c’est aussi se protéger de l’échec et asseoir votre crédibilité.

Bien sûr, le chef de projet peut être plus ou moins souple et adaptable. Mais sa posture le rend particulièrement vulnérable. C’est pourquoi il est important de ne pas se laisser déborder par les urgences et les demandes peu claires, ni contaminer par le stress des autres. 

Par exemple, vous pouvez imposer de toujours avoir rempli une checklist d’éléments à récupérer avant de commencer un travail. Veillez aussi à toujours aborder le sujet des délais et des coûts avec un client avant de prendre en charge sa demande. 

Développer votre esprit critique

Une demande vous semble absurde ? Un délai vous semble trop court ? 

Toute la difficulté de votre mission consiste à traduire une demande client en solution chiffrée. Ce n’est pas une mince affaire, car sujet à l’interprétation ! C’est pour cela que pour une même demande, deux prestataires peuvent proposer des offres variant du simple au double ! Pour bien faire, soumettez toujours la demande d’un client à votre jugement. Ne vous laissez pas influencer par la façon qu’a votre client de minimiser un travail. L’enjeu consiste à interpréter sa demande au plus juste, pour lui comme pour vous. Retenez bien que s’il fait appel à vous, il a besoin d’une prestation de conseil, pas juste d’exécution. Défendez bec et ongles votre expertise.

Idem à l’envers : le tarif d’un prestataire vous semble exagérément important ? C’est vous le client, c’est à vous d’étudier le marché pour déterminer si le prix est juste ou non.

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